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27 juillet 2008

Interview exclusive de Leila Ndiaye

Jeune femme d’action et politologue, Madame Leila NDIAYE, Conseiller Spécial auprès de S.E.M Laurent GBAGBO s’ouvre pleinement sur les nouveau enjeux de la Côte d’Ivoire réunifiée et de l’Afrique dans un entretien spontané aux envolées d’un cours magistral ...




Madame Leila NDIAYE

Vous avez été nommée conseiller spécial auprès du Chef de L’état de la République de Côte D’Ivoire par décret présidentiel en novembre 2007.

Quel est votre rôle auprès du président ?


C’est en effet un honneur et aussi une haute responsabilité d’être nommée en tant que conseiller spécial auprès du Chef de l’Etat S.E.M Laurent GBAGBO, un homme dont le génie politique n’est plus à démontrer.

Le rôle de Conseiller Spécial consiste tout d’abord à apporter des solutions fiables sur des dossiers ou thèmes précis confiés par le Président de la République et qui requiert en outre son approbation.

La tâche implique aussi de soumettre des projets innovants permettant de mener à bien la politique du Chef de l’Etat et de son gouvernement.

Cela se traduit en autre par un travail approfondi sur des dossiers dit classiques et une dextérité, un doigté et une technicité particulière sur des dossiers plus sensibles qu’il faut conduire avec humilité afin de l’aviser au mieux.

En tant que femme et jeune, il m’importe d’apporter une vision renouvelée car l’amour de mon pays exige une loyauté infaillible vis-à-vis du peuple et du Président que j’entends servir avec foi et détermination.


Quelle est donc votre vision pour la Côte d’Ivoire ?


Ma vision de la Côte d’Ivoire s’intègre dans la continuité de la vision moderne et authentique des bâtisseurs de ce pays où trônent les valeurs de paix, d’amour et de prospérité.

Il est laborieux cependant d’évoquer une quelconque prospérité sans en signifier les schémas pour y parvenir.

A cet effet, le Chef de l’Etat et le gouvernement s’attellent à promouvoir le retour des investissements directs étrangers, en combattant la fraude et la corruption, en repensant le système de l’éducation et de la santé pour tous. Cette action politique s’inscrit dans une perspective de réforme structurelle plus globale.

La Côte d’Ivoire d’aujourd’hui et surtout celle de demain saura redéfinir et améliorer ses relations économiques et diplomatiques avec les nations africaines et occidentales. En ce sens, elle entend au sein de la sous région retrouver son rayonnement politique et économique dans le but de favoriser la stabilité et la paix.

Enfin, la vision pacificatrice et de terre d’accueil qui ont toujours symbolisé notre nation s’est trouvé matérialiser par l’accord politique de Ouagadougou voulu et initié par le président Gbagbo le 04 mars 2007.

Nous avons fait un grand pas en allant ensemble vers la paix, non pas de façon aveugle et asservi mais plutôt en tenant compte de nos valeurs et des temps qui changent.



Pourrions- nous savoir quels sont les nouveaux enjeux de La Côte D’ivoire ?


De prime abord, l’adaptation de notre pays à cette révolution que représente le développement durable ou soutenable.

Il existe des secteurs entiers de notre économie à développer et moderniser comme l’agriculture, les énergies renouvelables tout en tenant compte des écosystèmes pour le bien des générations futures. Par ailleurs, il importe de renforcer la politique agricole en la diversifiant afin de pallier au plus vite à la crise alimentaire mondiale qui n’épargne aucun de nos pays. Comme vous le savez, les peuples évoluent, les relations internationales aussi, il faut donc s’adapter aux nouveaux enjeux.

La Côte d’ivoire regorge de talents, il faut donc mener une politique audacieuse et innovante qui les encouragent et permettent l’éclosion de leur esprit d’entreprise afin de répondre aux nécessités économiques qui s’imposent à notre jeune nation.

Il faut les valoriser et soutenir leurs actions en les impliquant davantage dans la nouvelle politique d’excellence et de bonne gouvernance que le président ne cesse d’appliquer depuis la réunification. Cette politique était au cœur dans son programme de Refondation qui fut mis à mal par la crise militaro politique lors de son accession au pouvoir en 2000.

Bien entendu, il nous faudrait plus de temps pour nous entretenir à ce propos.


Est-ce ce vent de renouveau qui entraîne ce remue ménage dans la filière Café Cacao qui a vu plusieurs de ses dirigeants incarcérés et qui créé un tollé dans les chaumières ?


La Côte d’Ivoire premier producteur de café et troisième de cacao en son temps voulait transformer et vendre sur le marché international des produits finis en ouvrant une usine de production aux USA pour montrer le meilleur d’elle-même. En somme, il s’agissait d’un projet unique et de grande portée à saluer.

Avec l’AGOA, texte de loi qui permet à certains pays qui sont éligibles d’exporter aux USA sans taxes, produire et vendre sur le territoire américain, c’était une véritable récompense pour les paysans qui ont construit le pays à la sueur de leur labeur. Cette initiative n’a à ce jour pu se réaliser.

En raison d’une instruction judiciaire qui a cours au sein de la filière, vous accepterez que je ne m’étende pas sur le sujet.




Quels sont les futurs challenges de la renaissance ivoirienne ?


Les défis que j’envisage s’inscrivent dans l’accomplissement de la politique voulue et menée par son excellence le président Gbagbo.

Cela s’applique à rendre tangibles les nombreux chantiers annoncés par le Président GBAGBO. Permettre à notre peuple meurtri par tant d’années de souffrances de retrouver et d’espérer par l’activisme gouvernementale une unité et un accès au développement véritable.

Combattre l’impunité, promouvoir la démocratie, attirer l’investissement direct pour la création d’emploi et de revenus, et garantir la sécurité des biens et des personnes est un gage du respect au serment prêté par le Chef de l’Etat devant ces citoyens et la communauté internationale.

En soi, il s’agit d’un programme de bonne gouvernance qui a toujours été la conviction profonde de Mr Laurent Gbagbo en tant que précurseur du multipartisme il y a trente de cela et en tant que Chef de l’Etat aujourd’hui.



Depuis trois jours, vous êtes en visite au Nigeria, quelles sont les motivations de ce déplacement ?


C’est une visite privée, de fraternité et d’amitié envers le peuple nigérian que je côtoie depuis plus d’une décennie.

Je suis ravie de voir l’évolution au niveau industriel que le pays a connu.

Je tiens à saluer mes nombreux amis qui partagent avec moi l’amour de ce beau pays et qui se reconnaitrons.

Je souhaite au plus profond de moi même que l’intégration africaine se poursuive afin d’échanger les compétences, partager et établir des relations franches, durables et productives.

L’intégration Africaine est d’actualité et nous pouvons affirmer sans nous tromper que les nations africaines découlent naturellement de plusieurs brassages et migrations depuis bien longtemps, c’est donc déjà un fait. Cette intégration commence à porter ces fruits, il faut le reconnaître et continuer à travailler main dans la main pour une Afrique unie, plus forte et sereine.

A côté de cela, je suis personnellement liée à cette grande patrie de l’Afrique qui prouve chaque jour sa détermination à aller de l’avant.



Vous aviez initiée avec votre structure LND Global Network le festival des danses urbaines qui a connu un véritable engouement en 2006, depuis nous n’avons plus eu droit à une deuxième édition, Madame Leila NDIAYE aurait- elle définitivement tourné le dos à la Culture ?


Bien au contraire, la Culture est le vecteur le plus approprié pour véhiculer les valeurs d’une nation. Elle féconde en elle-même les germes du consensus nécessaire à la cohésion de la communauté d’individus que nous sommes.

Elle permet de représenter nos réalités, de les faire partager et de dialoguer avec les autres cultures.

La culture est le canal par excellence des brassages et des échanges fructueux .La charge qui m’habite désormais ne saurait me faire oublier l’immense joie et le bonheur que j’ai partagé avec les ivoiriens et les amis de la Côte d’ivoire lors de ce festival.

Nous avons voulu pendant la crise douloureuse que traversait notre pays, occuper sainement la jeunesse à travers des programmes de réinsertion en utilisant comme outils l’expression corporelle et conceptuelle dans le but de traduire les réalités quotidiennes de la jeunesse. Aujourd’hui plus qu’hier la culture fait partie intégrante de la politique : la mondialisation tout autant que le repli identitaire sont autant d’ interrogations qui incite plus que jamais à porter un regard attentif sur les cultures traditionnelles mais aussi urbaines qui nous entourent.

La politique est avant tout un art. L’art de dessiner, de façonner et d’inculquer une idéologie pour servir une juste cause. Je crois fortement que la culture est fédératrice et est utile tant en temps de crise ou non.

la Côte d’Ivoire demeure une terre de culture, de paix, d’espérance, de fraternité, de prospérité et d’hospitalité. Sa place est constamment restée affirmée dans le concert des nations africaines.

Nous continuons d’y travailler avec honneur et acharnement dans la solidarité et l’acceptation de tout un chacun.

Que Dieu bénisse la Côte D’Ivoire.

Je vous remercie.




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