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Cinéma & Vidéo

19 août 2006

Sembène Ousmane : ’’le septième art africain souffre d’un manque de critiques’’

Sembène Ousmane, doyen des cinéastes sénégalais, a estimé que l’absence de critiques constitue le ’’maillon faible’’ du 7ème art africain qui doit être, selon lui, ’’le reflet du présent et le miroir du passé’’.

’’Nous avons des cinéastes, avec leur sens de l’esthétique et leur sensibilité, mais pas de critiques de cinéma. Or cela fait partie de l’évolution du cinéma. C’est là notre maillon faible’’, a-t-il dit au numéro de juillet août de ’Teranga’, magazine d’Air Sénégal international (ASI).

Sembène Ousmane déplore également dans les faiblesses du cinéma africain le manque de volonté politique des autorités africaines et l’inexistence de salles.

’’Aujourd’hui, un peu partout sur le continent, nous avons des cinéastes, mais pas de salles de cinéma. Et encore moins de volonté politique ou de projet de société en faveur du cinéma ou de la culture de manière générale’’.

’’Il faut pourtant alimenter spirituellement la jeunesse, la former’’, plaide-t-il, estimant que de ce point de vue, le cinéma est ’’une merveilleuse école’’.

À 83 ans passés, Sembène Ousmane qualifie de ’’plutôt positif’’ le cinquantenaire du cinéma africain célébré en 2005. Il voudrait que ses petits enfants retiennent de la vie ce qu’on lui a appris : ’’ne jamais voler et ne jamais mentir’’.

Sembène a réalisé plusieurs depuis le début de sa carrière dans le 7ème art. Il a notamment signé ’’La Noire de...’’ (1966), ’’Le mandat’’ (1968), ’’Xala’’ (1974), ’’Camp de Thiaroye’’ (1988), ’’Guelewar’’ (1992), ’’Moolaadé’’ (2004).

BK/ADC



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