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Économie

2 mai 2006

Cheikh Modibo Diarra devient le président de Microsoft Afrique

Microsoft confie son avenir africain au Malien Cheikh Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique. Ce grand scientifique, qui jouit d’une grande estime en Afrique, est chargé de conduire et d’orienter l’introduction de Microsoft sur le marché africain.

La multinationale Microsoft a désormais un département spécifique « Afrique » qui renforcera le pôle « Microsoft Moyen-Orient et Afrique » qui existe déjà au sein du Nouveau partenariat pour le développement en Afrique (NEPAD). Pour donner une impulsion nouvelle en vue d’une implantation durable en Afrique, Microsoft et son patron Bill Gates ont donc choisi Cheikh Modibo Diarra. Le choix n’a pas seulement été dicté par la personnalité du scientifique et de la solide réputation dont il jouit en Afrique.

En effet, après avoir piloté des programmes des construction de robots pour l’exploration de la planète Mars, au profit de la NASA, Cheikh Modibo Diarra a cherché à s’impliquer davantage dans des initiatives en faveur du développement en Afrique. « La fracture numérique » entre le continent et le reste du monde est apparue à ses yeux comme un réel défi pour l’Afrique. Il a alors créé le Sommet africain de la science et des nouvelles technologies (SASNET) qui a déjà tenu plusieurs réunions en Afrique (Gabon, Mauritanie) et a apporté des soutiens à divers projets d’étudiants africains.
Membre de la Commission indépendante sur l’Afrique et le millénaire, premier président de l’Université virtuelle africaine de l’Union africaine, Cheikh Modibo Diarra a le profil et l’envergure qui ont convaincu Microsoft de lui confier son avenir en Afrique. Il sera basé à Johannesburg en Afrique du Sud.

Sa mission est essentiellement de renforcer et de développer l’implantation de Microsoft en Afrique sub-saharienne. Gouvernements et autres acteurs des nouvelles technologies de l’information seront ses interlocuteurs privilégiés. En tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco, il avait incité les décideurs africains à renforcer l’enseignement des sciences et des nouvelles technologies en Afrique. C’est pourquoi, lui-même situe son rôle dans l’identification des besoins et des réponses pratiques à apporter à travers l’enseignement et la facilitation de l’accès aux infrastructures et aux technologies. « Ces défis peuvent être relevés dans le temps grâce à la participation du secteur privé et de grandes entreprises telles que Microsoft, afin de définir une vision permettant de renforcer le continent par le biais de l’enseignement et de trouver des moyens de combler la fracture numérique », insiste-t-il.

L’art de séduire pour mieux vendre Microsoft, en désignant Cheikh Modibo Diarra à la tête de son département « Afrique », cherche aussi à renforcer les programmes existants, largement soutenus par des fondations telles que « Pathfinder Foundation pour l’Éducation et le Développement » dont Cheikh Modibo Diarra est un des membres fondateurs. Cette fondation est implantée au Kenya, en Ouganda et au Zimbabwe et participe à des programmes d’encouragement à l’enseignement des sciences et des mathématiques dès le cours primaire. Au Mali, cette fondation anime des ateliers et des formations au profit d’écoles et de communautés rurales.

Bill Gates lui-même avait déjà fait le choix d’aller à la conquête du marché africain. Il s’était ouvert les portes du continent par des actions humanitaires directement pilotées par la fondation qui porte son nom et celui de sa femme : Bill & Melinda Gates Foundation. Cette structure aurait déjà investi environ 3,5 milliards de dollars dans des projets de santé en Afrique, dans la formation et par des dons d’ordinateurs aux établissements scolaires, par exemple, en Namibie.

En 2003, Bill Gates s’était rendu à Johannesburg où il a réuni plus d’une trentaine de ministres africains chargés des Technologies nouvelles ou de l’Éducation nationale pour leur faire la démonstration des bonnes dispositions de Microsoft à l’égard de l’Afrique. Le géant des logiciels avait alors promis de fournir des outils à bas prix et même d’éditer des logiciels en langues nationales, zoulou et afrikaans pour l’Afrique du Sud. Le Nigeria, le Gabon, l’Ouganda et l’Angola sont sur le tableau de chasse de Microsoft qui s’est par ailleurs engagé à équiper les administrations et les grandes entreprises de ces pays. La liste n’est pas exhaustive, elle s’allonge au fil des ans et procède du programme « e-gouvernement » en Afrique auquel travaillera désormais Cheikh Modibo Diarra.

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